LE FORUM

Faut-il supprimer les syndicats ? 

En s’interrogeant sur l’avenir du syndicalisme en France, la CFE-CGC souhaite recueillir vos attentes vis-à-vis des organisations syndicales, vos témoignages, vos propositions…
Vous avez la possibilité de vous exprimer sur les bonnes pratiques syndicales dans votre entreprise, votre administration.

Tous vos commentaires nous permettront d’alimenter notre réflexion et le déroulé du Procès, pièce de théâtre sur le syndicalisme de propositions . Les dialogues seront en lien avec votre réalité.

Le forum est modéré, ainsi votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par l’administrateur du site.

Plusieurs experts nationaux répondent à notre question “Faut-il supprimer les syndicats ?”…

A vous la parole car cet espace de dialogue est pour vous !

56 comments on “LE FORUM

  1. Proposer que les conseillers du salariés assurent une permanence-relais en mairie pour venir à la rencontre des salariés non syndiqués et/ou ne disposant pas d’IRP.
    Béatrice STROUF – F&D/FIECI/UD94

    • Pourqoi pas faire cette démarche? Encore faut-il que les personnes concernées soient informées de cette possibilité

      • C’est assurément une bonne idée mais quelle que peu utopique. En effet les conseillers du salarié CFE-CGC sont hélas trop peu nombreux . Dans le cadre des élections TPE de fin d’année je suggèrerais de mettre à disposition des conseillers du salarié une plaquette de présentation destinée aux salariés qu’ils défendent et qui cotisent à l’AGIRC

  2. Un seul syndicat avec plusieurs composantes respectant le pluralisme et la spécificité de chaque syndicat.
    Je sais que c’est utopiste connaissant l’origine de chaque syndicat français.

  3. Les syndicats sont-ils victimes du syndrome « caméra café » ?
    Si un « délégué syndical » aussi caricatural fait un tel tabac, c’est que les scénaristes ont posé le doigt là où ça fait mal.
    Si telle est l’image du syndicaliste, c’est bien sur la responsabilité des syndicalistes !

    Le flux de vie d’un syndicat est montant, des acteurs de base qui deviennent militants puis responsables locaux et éventuellement régionaux ou nationaux. Le sang circule des pieds vers la tête. Aujourd’hui l’anémie nous menace. Il y a de moins en moins de pieds et toujours autant de têtes (même si ça tourne).
    J’ai été un responsable syndical, local surtout mais aussi national et régional. J’ai fourni à la CFE CGC ma part de sang, j’ai aidé, défendu, proposé, réussi, perdu. J’y ai perdu mon emploi, m’étant trop fragilisé professionnellement. J’ai eu dans ces périodes difficiles tout les soutiens syndicaux voulus et même plus puisque l’amitié était à ce rendez-vous.

    Avant de faire valoir mes droits à la retraite, j’ai été un chômeur longue durée et là où était le syndicat ? Mon lien avec vous était fort, alors j’ai alimenté la confédération en sang, de moins rouge et oxygéné. J’ai alors demandé que dans notre organisation on donne une place reconnue à tous nos anciens collègues chômeurs. J’ai interpellé notre président national lors d’un de ses déplacements en province, «Vous posez une vrai question nous allons y réfléchir » m’a-t-il répondu. Cinq ans après je ne vois pas la ligne demandeur d’emploi dans les appels à cotisation.
    Même attitude chez les responsables de ma fédération et de mon syndicat.
    Dernièrement, j’ai fait part de ces réflexions à Marie Françoise Leflon secrétaire nationale et présidente de l’APEC, toujours pas de réponses.

    Alors revenons à nos moutons. Les adhérents sont la moelle osseuse qui fabrique le sang, l’organisation est le cœur qui le fait circuler. Mais il y a plusieurs circuits qui le répartissent dans tout le corps. Tout d’abord et c’est le plus ingrat la petite circulation vers les poumons qui ré oxygènent en permanence ce sang et lui maintiennent sa capacité vitale ensuite il faut irriguer tout le corps. C’est là que ça se complique. Une partie est envoyée au cerveau, une autre à tout le reste.

    Pour poursuivre la comparaison, quant il y à danger le flux sanguin est dirigé vers le cerveau au détriment des parties périphériques. Avec une hiérarchie entre ces périphéries, la fonction de reproduction est normalement la moins affectée.

    Pour qu’un syndicat vive, que les gens ne se reconnaissent plus dans les situations de caméra café, il faut qu’il soit capable de répondre à ces questions simples que posent les adhérents.
    Pas besoin de faire le procès des syndicats écoutez simplement vos adhérents ils ont toute les solutions que vous cherchez.

    • Mirabelle71
      Je comprend tout à fait le mal être de nous autres les adhérents de base, il faut à mon avis rediscipliner nos éléments, dans toutes les manifs que nous avons accompagné pour la défense des retraites et des hopitaux de nos secteurs, j’ai été frappé que les salariés que nous représentons ne soient pas présent dans nos rangs.
      si notre encadrement ne se “mouillent” pas comment peut on donner des voix à nos DS dans ces mêmes entreprises, a quoi servons nous? si nos troupes ne sont pas à nos côtés.
      Cordialement à tous

  4. le syndicat, il doit son existance à la nature humaine c’est un garde fou sans ceci nos dirigeants feraient n’importe quoi, on a besoin de loi, on a besoin de code ( de la route, du travail, civil etc..) et bien chaque entreprise à besoin de syndicaliste, et heureusement je vais dur dans mes paroles des ditacteurs il n’y a en pas seulement en politique, mais pour certains directeurs, patrons que l’on soit cadres ou employés nos entreprises seraient des camps de la morts, oui j’en suis convaincu le syndicalisme devrait être représenté dans toutes entreprises du moment que des êtres humaines travaillent sous un même toit ……….

  5. Certainement pas ! Mais les propos contre “ces syndicats qui sont les empêcheurs de tourner en rond dans notre société” sont trop souvent les arguments de personnes lors dun repas familial et dont les intérêts ne sont pas les mêmes que les salaries des entreprises françaises.
    Les syndicalistes sont souvent perçus comme des planqués qui agissent à labri des aléas économiques de l’entreprise.
    Il faut dire que l’histoire du syndicalisme au sein dune entreprise ne fait pas partie à part entière de son histoire. Les combats ne sont jamais valorises mais montres du doigt comme au contraire des freins a un développement en période de crise.
    Le comportement de leurs adhérents ou délègues n’est pas toujours a la gloire de ce que l’on peut attendre deux !
    Défendre lindefendable pour certains ou copiner avec la direction pour d’autres !
    Le militantisme dans sa juste expression n’est pas toujours au rdv

  6. c’est bizarre cette question! Faut-il supprimer les syndicats? et pourquoi pas:
    Faut-il supprimer les syndicats de salariés et d’employeurs?
    Faut-il supprimer les syndicats d’eau, d’électricité, de traitement des déchets? Faut-il supprimer les partis politiques? de gauche, de centre de droite…
    Faut-il supprimer les associations? caritatives, de loisirs, loi 1901…
    Faut-il supprimer les religions? les sectes…
    Faut-il supprimer les philosophes? les penseurs, les débatteurs, les polémistes…
    Faut-il supprimer les clubs? de golf, …
    Faut-il supprimer ce forum? les débats,
    Faut-il supprimer internet?
    Faut-il supprimer,

    Faut-il…?, doit-on…? tout dépend du sous entendu de la question.
    j’ai lu en 1985 (ça ne nous rajeuni pas) : Pourquoi des philosophes? et non faut-il supprimer…
    J’aimerais mieux cette question: pourquoi des syndicats?
    quel objectif? pour qui?
    les DP, le CE, le CHSCT, les DS non pas tous le même rôle.
    de même, la section d’entreprise, le syndicat, la fédération, la confédération, l’union départementale ou régionale. Faut-il en ajouter à la liste pour comprendre combien la structure est inextricable?

    L’objectif est-il de nous conforter dans notre statut, ou de mieux représenter les salariés dont nous faisons partie?
    l’objectif est-il tous en ligne je ne veux voir qu’une tête?
    Je fais partie d’une section syndicale d’une vingtaine de personne, toutes différentes c’est difficile et gratifiant d’essayer de nous rendre cohérent et de permettre à chacun d’exprimer le meilleur: nous ne sommes pas toujours d’accord et parfois ça chauffe…mais si nous nous égarons, il y en a toujours un, et pas toujours le même, pour poser la question: quel est l’objectif?

    Pourquoi des syndicats?
    Pourquoi j’écris ça? Pourquoi???

    • SURTOUT PAS ! en supprimant les syndicats, il y aura SUPPRESSION totale de dialogues au sein des entreprises ; avec les syndicats, il ne reste plus que le seul
      lien possible de négociations et/ou de rencontres ! il s’agit de CONSERVER la FORCE de PROPOSITIONS.

  7. Le syndicalisme n’est-il pas la voie à emprunter pour redonner du collectif dans l’entreprise ?
    Les employeurs au travers du système mis en place, les crises, les délocalisations, les incertitudes pesant sur les emplois… ne renforcent ils pas un certain individualisme de chacun face à sa propre situation. Le collectif au travers du syndicalisme n’est il pas le dernier rempart ?
    Si oui, il faut en renforcer le nombre d’adhérents par tout moyen. L’Allemagne d’Angela y arrive bien… pourquoi pas nous ?

    • N’essayons pas de croire que le systeme Sarkosiste de copier l’allemagne soit transposable en france. Les syndicats en allemagne sont directement en relation avec les salaries a l’entree dans l’entreprise. Les salaries sont obliges d’adherer… Car il s’agit de syndicats corporatiste

      • Oui, obliger d’adhérer pour bénéficier des avancées collectives… et les pays qui ont ce système (europe du nord également) ne semblent pas s’en porter plus mal et leurs emplois souffrent beaucoup moins de délocalisations… signe d’un certain contre pouvoir.

  8. La question même si elle se posait ne se pose plus depuis hier car l’intervention de N Sarko oblige si la loi est adopté à négocier des accords dérogatoire directement dans l’entreprise! Ce qui est une catastrophe quand on sait que certains syndicats sont prêt a signer des accords parfois même sans les avoir étudiés. A quoi vas servir les négociations de branches? voir le code du travail si un patron pourras avec son, ces syndicats préférés signer n’importe quoi? Il est primordial d’avoir des syndicats forts et indépendants. J’ai assisté a la ère du procès a Poitiers = bravo entre le débat qui l’a précédé et le procès rien a redire pour une première c’étais super. Liberté de parole lors du débat. Humour lors du procès . je vous recommande de ne pas rater les séances prochaines.

    • Les permanents syndiqués ont leur raison d’être car il est très difficile d’être sur tous les fronts à la fois. Ils sont là lors de situation grave et d’urgence.
      Ils sont là en tant que veilleur de toute modification d’organisation de l’entreprise et aussi des lois sociales.
      Ils sont là pour accueillir les salariés en grande difficulté qui sont de plus en plus exposés à une surenchère d’obligations qui peut déborder sur leur vie personnelle.
      Il est vrai que face à un patronat de plus en plus exigeant et de moins en moins à l’écoute des salariés (nous devenons que des ressources), il serait souhaitable que tous les salariés s’engagent dans une organisation syndicale.
      Plus on est de têtes à repenser l’organisation du travail plus d’avancée il y aura sur le plan du travail, de l’emploi et du social.
      Si détachement il y a du terrain par certains syndicalistes, les autres salariés élus sont là pour rappeler la réalité du terrain et peuvent s’associer à des groupes de réflexion ou de travail avec ces permanents syndiqués.
      Non on n’a pas à faire un mauvais procès au syndicalisme, c’est un système solidaire qu’il nous faudra bien au contraire de plus en plus développer.
      Nous sommes plein de ressources et d’idées mettons les en commun pour améliorer l’avenir de tous les salariés.
      Restons confiants en notre inventivité même face aux évènements de plus en plus catastrophiques annoncés par les médias ou autres systèmes de communication.
      La morosité ne peut qu’engendrer le catastrophisme.

  9. Non.Les syndicats sont nécessaires au dialogue social.
    Par contre il faut une grande réforme du syndicalisme, actuellement les syndicats ne représentent rien, mais par contre ont un pouvoir de nuisance qui n’est pas étranger aux difficultés qu’en deçà de la Crise la France connait.
    -Liberté de la création de syndicats.
    -Obligation pour tout salarié d’être affilié à un syndicat.
    -Après délibération, toute décision doit être prise par vote à bulletin secret.
    -Les syndicats doivent vivre des cotisations de leurs adhérents, cependant ils pourraient recevoir des subsides des pouvoirs publics en fonction de leurs réels besoins, mais soumettre leur comptes à un stricte contrôle avec éventuellemennt des sanctions effectives à l’appui.
    Les syndicats doivent être strictement apolitiques.

    • Franchement répondre oui ou non à cette question me parait bien prétentieux, car de toute façon, ils ont le droit d’exister au nom de la démocratie par contre, je pense effectivement que comme tout le reste dans ce système totalement obsolète qu’est le nôtre, il faut une ou des réformes afin qu’ils représentent réellement leurs adhérents plutôt que leurs intérêts personnels. Eh franchement obliger les salariés à être affiliés à un syndicat : bonjour ta démocratie!! Franchement je suis pas syndiqué car j’arrive déjà pas, en bossant, à payer mes impôts et mes charges alors leur donné un pourcentage de ce que je gagne pour dire ce que je pense à ma place faut arrêter les conneries!! quand j’ai un truc à dire je prend mon courage à 2 mains et je dis ce que je pense!!! C’est comme tout dans la vie si on veut plus d’un truc on arrête car comme disais Coluche : Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ce vende pas”!! En tous cas, ils sont pas près de me voir car mes problèmes actuels découlent directement de leurs choix ( plutôt du choix qu’on leur à obliger à prendre tellement c’est des gens courageux!!!) alors syndicat ok mais avec des dirigeants apolitique, altruistes et avec des couilles!!

  10. il y a quand même quelqu’un dont on ne se soucie pas assez (à mon avis) se sont les salariés. car l’objectif de cette opération ne me parait pas très clair!!
    On pose de façon provocatrice une question à laquelle la réponse attendue est “oh oui sur un ton mielleux” mais non…
    car la question qui n’est pas posé est, j’insiste, mais pour quoi faire ?
    Tout le reste n’est que forme: tous les commentaires et toutes les questions que j’ai pu lire du type “je sais Moi”, trouverons sans doute des réponses dans les formations CFE-CGC. (ah, moi aussi je sais!) ,et pour les autres questions sur le genre humain, voir les livres écrits il y a plusieurs milliers d’années, religieux ou philosophiques.
    Je suis DP, DP, RS/CHSCT, j’ai toujours refusé le CE qui parle partage du pognon alloué par subvention, et parfois un peu de l’entreprise.
    J’ai volontairement refusé un 3ème mandat comme secrétaire du CHSCT après 4 ans de travail forcené pour faire changer les mentalités (élus et DRH).
    Je n’attends rien en retour de mon engagement et cela me fais très plaisir (je reste humain) quand j’obtiens des résultats aux élections. dans beaucoup de commentaires, il me semble que vous avez oublié la loi sur la représentativité.
    Bises à toutes et à tous.
    en tout cas pour le dialogue, c’est réussi!

  11. Cessons de gémir, l’humain est l’humain et sa motivation est diverse et quelquefois furtive, qu’il y ait 8% de salariés qui s’engagent peu ou prou mais qui s’engagent n’est déjà pas si mal. C’est notre responsabilité de syndicalistes engagés d’être innovants et de proposer : Voila donc une proposition qui pourrait faire participer ceux qui ne souhaitent pas s’engager et qui leur donnerait l’occasion de prendre leurs responsabilités :
    Gardons pour les adhérents et responsables syndicaux le travail de militant et de réflexion. En particulier tout ce qui conduit à construire des propositions de nouvelle organisation de l’entreprise, de la profession, des conditions de travail, de rémunération etc…
    Par contre pour ce qui est de siéger dans les comités (CCE, CE, DP…) tous organismes paritaires voire la justice prudhommale, pourquoi ne pas tirer au sort des salariés, leur faire subir un minimum de formation et leur donner voix délibérative. Les représentants des syndicats garderaient dans ces instances leurs voix consultatives et conduiraient le débat d’idées face au représentants de la direction, après quoi les représentants des salariés prendraient obligatoirement position.
    Cela ne serait pas moins démocratique qu’actuellement et pourquoi un salarié serait-il moins responsable dans un comité que ce même citoyen dans un procès d’assise ?

  12. Bonjour à toutes et à tous,

    J’ai 42 ans et suis représentant du personnel depuis 2006 (DS, DSC, RSCE, DP, CHSCT), je reconnais déjà que lancer un projet consistant à écouter “la base” est plus que positif. En effet, comme beaucoup d’autres représentants à mon avis, à la CFE-CGC comme dans les autres syndicats, la déconnexion entre les élites dirigeantes et le terrain est réel, à l’image du monde politique.

    De mon côté et basé sur mon expérience terrain, je pense que la plus grande difficulté du syndicalisme en France est qu’il doit se réinventer, et ce, en permanence. Se réinventer signifie se poser en permanence la question sur les attentes des salariés, sur les modes de communication et d’échanges à mettre en place, à faire vivre, se poser des questions sur les informations pertinentes que les salariés attendent et qui vont les amener à apprécier le rôle des syndicats.
    Est-ce pour autant que le syndicat doit se transformer en prestataire de service ? Pas forcément mais quand même un peu.

    Mon expérience ?
    - Faire de la médiation entre salariés et manager, car personne ne le faisait.
    - Communiquer souvent sur l’actualité sociale de l’entreprise : les négos en cours, etc. si il n’y a pas d’affichage depuis plus de 15 jours, ce sont les salariés qui réclament désormais
    - Suivre régulièrement de la formation syndicale surtout pour rencontrer d’autres représentants du personnels

    Comme dans l’entreprise, je pense que la 1ère chose à développer dans le renouveau du syndicalisme, c’est réinjecter du bon sens et du contact humain.

    Cordialement

    Xavier
    PS : j’en profite pour exprimer mon admiration du travail et de l’engagement des permanents salariés comme bénévoles de ma fédération syndicale et me demande combien de temps ils vont réussir à tenir ainsi face à l’ampleur de la tâche et au manque récurrent de personnel.
    PS2 : je ne me déplacerai pas à ces réunions dans les grandes villes car je ne suis pas prêt à faire 600km à la journée pour voir une pièce de théâtre dans ce cadre, aussi bonne soit-elle.

    • Tirer au sort des conseillers prud’homaux serait la pire des choses car être conseiller prud’homal nécessite de grandes connaissances en droit social , ce qui n’est pas donné à tout le monde.
      Rien de pire pour un justiciable que d’être mal jugé en terme de droit .

      Dois je insister que les prud’hommes ont pour particularité de ne pas intégrer dans la formation de jugement un juge professionnel ?.
      Donc nécessité pour les juges prud’homaux de se comporter en professionnels ce que ne pas faire tout à chacun qui serait tiré au sort

      De toute façon quelle que soit l’organisme paritaire, les représentants des salariés doivent maitriser parfaitement leur domaine de responsabilité

      Donner dans une instance une voix délibérative à un quidam quelconque tiré au sort pour ne laisser aux syndicats qu’une voix consultative, c’est à court terme et à coup sur assurer la disparition des syndicats.

  13. Bonjour à tous et meilleurs vœux pour cette année 2012 qui promet d’être pour le moins animée.
    Représentant du personnel (CE, DP) depuis plus de 30 ans (eh oui, ça ne nous rajeunit pas..), syndicaliste CFE-CGC depuis 1998, militant (toujours) actif et toujours salarié (65 ans aux prunes), je souhaite apporter mon regard sur le syndicalisme actuel.
    Mais je voudrais d’abord faire une remarque à “thiers”. Mazette ! Quelle référence ! Prendre pour pseudo le nom de celui qui ordonna l’écrasement de la commune de Paris ! Mais référence révélatrice de l’état d’esprit que reflètent ses commentaires ! Il serait intéressant que ce garçon (ou fille, allez savoir) nous présente ses expériences syndicales l’amenant à tant d’amertume.
    Vieux militant “actif”, que dois-je constater ? Lors des défilés de manifestations, nous passons sous les fenêtres de salariés qui nous applaudissent ou nous observent goguenards, mais profitent sans vergogne des avancées, de plus en plus maigres, il faut le reconnaître, que les organisations syndicales ont obtenu et cela sans avoir à se “mouiller”, contrairement et en cela je rejoins Pierre, aux pays nordiques qui affichent fièrement plus de 90 % d’adhérents… parce que les avancées sociales obtenues ne bénéficient qu’aux syndiqués !
    Quant aux cumuls de mandats générant des heures, voire des “permanences” , cumulard moi-même, je ne le suis, comme la majorité de mes homologues, toutes couleurs syndicales confondues, que contraint par un constat : en plus du “suivisme” que nous retrouvons dans toute association ou club sportif où ce sont toujours les mêmes qui assurent l’organisation et la gestion, vient se greffer la crainte d’être catalogué “syndicaliste” et donc “gêneur” par des directions de plus en plus cyniques et d’être amené à faire une croix sur son avenir professionnel dans l’entreprise, choix difficile, s’il en est !
    Certainement faut-il changer le syndicalisme. Mais il faut le changer aussi dans le regard de tous ces salariés qui vont jouer à la pétanque ou au foot tous les week-ends sans jamais vouloir s’occuper du club et ne font, dans le cours de leur vie, que déléguer leurs responsabilités à d’autres qui s’engagent pour eux.
    A la fin des “années glorieuses”, dans les années 70, le Capital nous a insidieusement habitués à nous endetter, L’extension finement calculée, d’une Europe à 27 a permis une délocalisation sauvage raréfiant le travail en France -mais enrichissant plus que jamais le Grand capital- et amené les salariés à modérer leurs revendications pour conserver leur travail (ça n’est même pas assuré, voir les dernières actualités) pour payer leurs traites.
    Plus que jamais, le syndicalisme est nécessaire pour barrer la route à ce patronat toujours plus arrogant qui, avec l’aide de politiciens complices, vident le code du travail de toute substance et n’ont de cesse de revenir aux règles du XIXème siècle, au prétexte des “exigeantes réalités économiques” qu’ils ont eux-mêmes mises en place.
    Certainement, le syndicalisme et plus encore, les syndicalistes -dont je suis- sont-ils perfectibles. Mais cela ne pourra venir que d’une prise en compte des responsabilités individuelles et collectives de tous ceux qui préfèrent la facilité de critiquer à l’apport de l’expérience, à l’engagement et au courage.
    A tous, bonne année et cordiales et SYNDICALES salutations.
    Majorquin51

  14. Le noeud du problème c’est le mode de financement des syndicats qui explique la plupart du temps les accords scélérats (pour les salariés) signés on se demande pourquoi. Tant que les syndicats seront financés indirectement ou directement par le patronat on ne sera pas représente et défendu correctement …
    Il faudrait rendre l’adhésion à un syndicat obligatoire pour les salariés. Cela aurait l’avantage pour une cotisation très modique d’avoir pour les syndicats un financement indépendant et pour les salariés une véritable représentation et protection juridique, qu’aucun syndicat n’offre vraiment.
    Quel argument a-t-on pour fiare adhérer nos collègues quand on voit ce qu’il se passe et quels accords sont conclus actuellement, je vous le demande ?

    • Je n’ai qu’un commentaire et j’approuve Suzanne :
      Le syndicalisme en France souffre de son mode de financement, totalement injuste. Je ne vois un vrai avenir qu’en adoptant un mode de cotisation obligatoire. Pour ma part j’ai vécu la cruelle expérience des mandats syndicaux, du temps qu’on y passe au détriment de son activité professionnelle, de la reconnaissance inexistance – parce que la plupart des salariés n’ont aucune idée du fonctionnement de leurs délégués, d’autant plus que de toutes les façons ils bénéficient des accords signés sans rien avoir à faire !
      Pô juste…

  15. Quelle question bizarre ? a t on ou non besoin de Syndicats ? Se pose t on la question de savoir si nous avons besoin ou non de la presse ?

    Notre contexte de salariés a profondément changé .
    Sommes nous encore dans un monde de lutte ou sommes nous dans un monde où nous cherchons tous la meilleure évolution , la meilleure mutation possible dans le respect et la transparence ?
    Sommes nous encore attachés à un sol , un lieu et ne sommes nou pas devenus des nomades du travail ?
    Sommes nous encore privé d’information ou ne sommes nous pas plutôt submergé par des informations contradictoires dans un univers légal en permanent changement ?
    Et si nous sommes toujours attachés à notre salaire , à des acquis, ne sommes nous pas plus murs , meiux formés pour comprendre les enjeux immédiats ?
    Alors l’approche syndicale a du sens , il s’agit bien pour d’être avec nous dans ce contexte et d’avante hors du champ politique où les acteurs essaient seulement de survivire alors que nous cherchons à évoluer nous les salariés.

    • La question peut paraitre bizarre mais je la trouve très utilement provocatrice.

      Au vu des questions posées par Thierry Descudet , je pense qu’il faudrait poser en premier lieu et basiquement, sous forme de sondage, les questions suivantes aux 92% des salariés qui ne sont pas syndiqués (94% dans le privé) :
      - à quoi servent les syndicats ?
      - qu’attendez vous des syndicats ?
      - quels sont les services spécifiques rendus par les syndicats à leurs adhérents ?

      Deux autres questions qu’il faudrait se poser
      - quel est le pourcentage d’adhérents qui n’ont aucun mandat ?
      - quelles sont les motivations des non porteurs de mandats qui les ont poussés à se syndiquer ?

      • Excellentes questions

        A laquelle j’ajouterai une troisième série :
        - quels sont les motivations qui ont poussé les porteurs de mandat ?
        - qu’ont-ils découvert après avoir poussé la porte ? Ont-il vraiment les moyens de défendre leurs idées ou sont-ils simplement tombés dans une structure lourde qui les empêchent autant d’avancer qu’elle ne les aident (du fait des guerres de pouvoir des humains qui investis à 100% dans un siège très local en oublie les intérêts collectifs).

  16. Autre soucis, la faiblesse des syndicats. C’est l’histoire de l’œuf et de la poule, qui était la d’abord ? Avant de savoir si nous avons besoin de syndicats, il faudrait savoir si nous avons besoin de syndicats faibles. 8%, c’est un fait , c’est faible. Cette faiblesse ne donne donc que peu de résultats, rendant l’intérêt de l’adhésion assez limité. On ne va donc s’intéresser au bien commun que quand on est pris soi même. Si on ‘a pas de soucis en vue, il n’y a pas de raison de s’y mettre. La société devient individualiste.
    Un point intéressant serait de faire pression sur les pouvoirs publics pour forcer les partenaires de notre nation a observer les règles de l’OMC, a agir en politique internationale. La population n’est plus face a ses directions dans ses entreprises, mais face a la concurrence plus ou moins loyale de nouveaux “partenaires” commerciaux.
    La politique est passée a l”échelle Européenne, pas les syndicats. En façade, il y a toujours la “grande organisation supra nationale du grand machin”, dans les faits, il n’en sort rien de tangible.
    On n’est pas la pour intriguer, faire pression, agiter ses influences … Il faut des réponses simples et directes a des soucis . La lenteur ou l’inefficacité sont des obstacles a l’adhésion (payante).
    Enfin, l’État finance notre vie politique, il peut aussi financer notre vis syndicale. Les cotisations sont chères, et quand on voit a quoi elles servent, c’est édifiant. Les dépenses relèvent de vielles habitudes dépassées : bouffe, cadeaux de com ou pub , … Un peu de sérieux dans les dépenses améliorerait la réputation des organisations.
    Maintenant, c’est juste mon avis, c’est pas une vérité générale. Je reste tout a fait modeste, car je ne vois pas le moyen de changer les comportements, les organisations, les gens, et tout a la fois. Nous sommes dans le même trouble avec les syndicats qu’avec les partis politiques.

  17. En effet les avancées obtenues par les syndicalistes, et parfois par des syndicalistes de profession sont nombreuses, très nombreuses. Chaque salarié profite de ces avancées ce qui explique certainement le taux de syndicalisation a contrario avec les pays du nord de l’Europe où les complémentaires retraite, les indemnités du chômage etc. ne sont accessibles qu’aux syndiqués. Il est bien évident que dans ces conditions le taux n’a rien a voir avec celui de la France. Quant aux syndicalistes, dont je fais parti, cumulent des mandats, c’est un fait, mais la raison est simple car dans mon entreprise le fait syndical est répréhensible donc personne ne s’engage, il y a des syndiqués mais de façon anonyme. La marche suivante de s’exposer est bien trop grande a franchir. Prendre le risque d’un gel de carrière n’est pas aisé ! Ensuite qui participe aux négociations, en entreprise, en branche, au ministère ? Avec qu’elles heures ? Qui anime les permanences régionales, locales ? Qui s’engage comme conseiller Prud’homal ? Qui assiste les salariés dans l’entreprise ? Qui assiste les salariés des TPE ? Vous pensez que 8% de salariés engagés pourraient faire cela sans cumuler les mandats ? Il serait certainement plus simple que ce partage se fasse avec 80% de syndiqués, non ? Il y a c’est vrai des syndicalistes de carrière qui sont accrochés a leurs mandats la solution n’est elle pas de ne pas leurs redonner votre confiance lors des votes en entreprises ? Encore faut-il prendre part au vote et qu’il y ait un autre salarié qui prenne le risque ! Puis qu’il se forme à toutes ces taches.

      • Un syndicaliste compétent, de “métier”, ayant suivi des formations en droit social, connaissant le code du travail sur le bout des doigts. Un syndicaliste qui fait référence dans l’entreprise par ses connaissances et ses résultats… qui est écouté….
        Et çà ne s’improvise pas en un seul mandat.

  18. Incroyable qu’on se pose une telle question dans un pays démocratique comme la France (pays des droits de l’homme).
    Dans toute démocratie il y a un pouvoir et un contre-pouvoir.
    Lorsqu’il n’y a plus de contre-pouvoir, on peut parler de dictature… Est-ce cela que l’on veut dans les entreprises françaises ?

  19. Pourquoi les journalistes répètent que les syndicats ne sont pas représentifs alors que les “petits” syndicats ont plus d’adhérents que les “gros” partis politiques?
    Personne ne dit jamais que les partis politiques ne sont pas représentatifs! et pourtant l’adhésion à un parti politique est sont un sésame pour faire carrière alors l’adhésion à un syndicat comme la CFE CGC est souvent une entrave à la carrière!
    Henri BITOUZET
    15 D2CEMBRE 2011

  20. Non il ne faut pas supprimer les syndicats mais il faudrait
    1. élargir la représentativité aux salariés ne souhaitant pas être affiliées à une centrale syndicale : des NAO aux 1er tour de toutes les élections professionnelles
    2. limiter le rapport maximum temps de travai / délégation syndicale à 50-50 afin de mettre fin à la professionalisation de la plupart des syndicalistes.

  21. Pourquoi ne pas créer, comme en Allemagne et au Luxembourg, de chambres des salariés comme représentation élue de tous les salariés au suffrage universel, sans monopole syndical et financée par une cotisation obligatoire.

    Sans jugement de valeur, les syndicats français ne représentent que trop peu de salariés (8%) et manquent de crédibilité vis-à-vis de l’état et des employeurs puisque chaque syndicat de salariés n’a qu’une légitimité très faible. C’est parfois celui qui a le plus de pouvoir de nuisance qui arrive à se procurer des avantages.

    Pour peser sur la politique sociale de notre pays, et le faire équitablement après dialogue entre représentant des salariés, il faudrait peut-être un organisme représentatif unique élu par tous les salariés. Ce pourrait être une chambre des salariés, comme il existe des chambres de commerce, de l’industrie et des services, des chambres d’agriculture, ou des métiers et de l’artisanat, l’ordre des médecins ou de toutes les professions libérales.

    Le financement de ces organismes pourrait s’étudier sans augmenter les prélèvements sociaux et fiscaux obligatoires puisque c’est déjà le gouvernement (et oserons-nous le dire, parfois le patronat) qui assure actuellement le financement des syndicats actuels, ce qui n’est pas sain. Le contrôle des comptes et de la pertinence des actions serait facilité.

    Nous éviterions aussi que les salariés des petites structures aient des avantages et des droits sociaux souvent inférieurs aux salariés des grosses entreprises.

    Les élections pourraient avoir le même jour que les élections aux conseils de prud’hommes.

  22. Avec 8% de syndiqués cela ne veut pas dire que les français n’aiment pas les syndicats mais plutôt que les syndicats n’ont pas de réponses correspondant à leurs attentes. En effet certaines affaires d’abus de biens sociaux dans de grands CE n’ajoutent en rien au développement d’une popularité syndicale dans notre doux pays. Cependant les syndicats en France s’occupent plus à maintenir et à sauvegarder leurs privilèges plutôt que de se rapprocher des réalités sociales de nos concitoyens. Si cela continue ainsi le navire syndical coulera à pic comme en Grande Bretagne. Avec du dogmatisme le syndicalisme français ne rassemblera pas , mais avec du pragmatisme certainement. Il n’est pas encore trop tard.

      • Ça, c’est un peu facile, quand un produit en nous plait pas , on ne l’achète pas.
        Les syndicats sont inadaptés, on n’est pas obligés de les garder, ou d’en garder les représentants. Quand on est responsable de syndicat, et qu’on a des scores pareils, on peut aussi en tirer les conclusions et laisser sa place a une nouvelle personne, qui porterait de nouvelles idées. Les organisations syndicales sont trop politiques et féodales, fonctionnent exactement comme des partis politiques, d’où leur manque de crédibilité. On peut aussi penser au modèle suivant. Si les allemands en proposent un, pourquoi pas. L’échec est déjà avéré pour notre modèle.

  23. Les syndicats sont utiles, mais Pourquoi Se syndiquer?
    8% des salaries sont syndiqués, Dans ces personnes beaucoup travaillent et négocient pour faire avancer les choses dans les branches, dans les entreprises.
    Tous les salariés profitent des négociations faites par d’autres sans s’investir.
    Les syndicats sont utiles, ils défendent les salaires, lors de désaccord avec les employeurs. Et malheureusement beaucoup se syndiquent, quand le vent tourne.

  24. Les Sociétés de services informatiques et ingénieries qui deviennent de plus en plus des zones low cost , le syndicalisme est progressivement asphyxxié, pour installer insidieusemnt les conditions de travail dignes des pays low cost, il devient urgent de réagir massivment, par une resyndicalisation forte et représentative.

    • On peut aussi dire que c’est un discours du passé. L’industrie manufacturière a déjà eu ce réflexe “épidermique” d’auto défense, elle s’est trouvée décimée, et les syndicats ont même servi d’alibi pour délocaliser encore plus. “Ben oui, ces c–s sont tellement ingérables, au moins les pauvres ne font pas de problèmes, ils ont faim , ils bossent.”
      Assumons le cynisme de nos directions, avides de fournir du résultat financier, et soyons meilleurs. Aller contre n’a pas de sens, par contre proposons.
      Au lieu de rejouer un truc qui n’a pas marché, inventons un truc qui marche.

  25. Faut-il supprimer les syndicats ?
    Non bien au contraire. Il faut les rendre obligatoires pour tous les salariés, ou a minima faire comme d’en certain pays où seuls les adhérents bénéficient des accords collectifs négociés par les syndicats.

      • Edouard

        L’enjeu n’est-il pas de casser le système de solidarité sociale mise en place après la guerre? et je ne crois pas à une solidarité sociale libérale!
        Il ne faut ni supprimer ni rendre obligatoire les syndicats. On est en démocratie et les salariés comprennent beaucoup plus qu’on ne le croit leur raison d’être. Par contre leur fonctionnement dans le contexte du tout libéral devient difficile – Il ne suffit plus de défendre les “avantages acquis”, mais de s’adapter, de proposer, d’ imaginer afin d’éviter cet alignement pernicieux des conditions de travail systématiquement vers les bas, imposé au nom de la loi des marchés! – difficile aussi au vu de la complexité voulue des règles du jeu – regardez l’importance prises par les Ressources Humaines dans l’entreprise – d’autant plus difficile du fait de leur diversité, de leur mode de financement, de leur rôle dans le paritarisme…autant de points systématiquement remis en cause!
        Heureusement dans notre pays il y a encore les syndicats pour lutter contre l’individualisme et nous rappeler qu’un contre pouvoir est nécessaire pour la défense des salariés et au delà de l’Homme.
        Comment une entreprise peut-elle continuer durablement à croître de 15% – exigence des marchés financiers – alors que la croissance économique est proche de 0%, autrement qu’en renonçant à tout investissement à long terme, en diminuant tous ses coûts et en particulier sa masse salariale – gel des salaires, suppressions d’emploi, délocalisation… – mais à ce rythme, c’est sûr, on va dans le mur.

      • La guerre est finie depuis bien longtemps, et nous vivons encore avec la représentativité syndicale qui en est issue. Sans rien enlever a l’héroïsme des fondateurs, ils s’avère que leurs successeurs ne se sont pas tous toujours montré a la hauteur.
        L’image du syndicalisme est tachée par des stratégies ou des personnes faibles, des intérêts discutables … Les gens sont plus et mieux informés, ils attendent des attitudes exemplaires.
        La politique d’officine n’a plus de place dans ce qui pourrait être “acceptable”.

    • Rendez vous à Blois pour en débattre.
      L’idée de rendre obligatoire l’adhésion à un syndicat pour bénéficier des accords négociés, fait référence à certains pays, dont l’Allemagne où les syndicats sont forts et ont lutté pour éviter les délocalisations. L’industrie est restée en allemagne. En France les syndicats sont affaiblis car leur financement ne repose plus sur les adhésions… mais sur des subventions ou obligations de l’employeur qui rémunère les détachés syndicaux. Plus d’adhérents c’est plus de poids dans des négos et plus d’indépendance.

  26. il faut supprimer les permanents syndicaux payés par les entreprises pour acheter la paix sociale. Tous les permanents deviennent de plus en plus attachés a leur statut et leur avantage de ne plus avoir la contrainte d’objectifs. Petit a petit, la defense des salariés devient secondaire et n’est plus qu’une apparence et une illusion. Quand a ceux qui travaillent dans les sieges des syndicats et des confederations, c’est encore pire, ils deviennent indifférents a leur propre entreprise et a leurs ex-collegues salariés, leur seule motivation étant de continuer a se faire élire, meme si on ne les voit plus dans leur entreprise. J’en connais dont certains de la CFE/CGC.

  27. Non, les syndicats sont indispensables. Il ne faut pas les supprimer, il faut au contraire les renforcer : les impliquer davantage dans le dialogue social. Mais il faut le “moraliser” : les révélations sur leur financement et leur fonctionnement nuisent à l’image du syndicalisme. Il faut aussi limiter les mandats et obliger les syndicalistes à rester dans l’entreprise. Ils sont déconnectés de la base et des préoccupations des salariés. Tout comme les politiques, ils sont dans un monde parallèle.

  28. Oui on vit plus heureux dans les pays où les syndicats sont libres pluralistes et non-influencés par le pouvoir. Cependant, cette idéalisme n’existe pas. Il reste vrai dans la mesure où le centre de gravité de la démocratie sociale se situe bien du côté des adhérent salariés et non pas du côté de la satisfaction d’une politique nationale de pouvoir, spoliatrice sournoise des acquis sociaux et du mutualisme qui ont été construit progressivement depuis plus de 60 ans.

  29. Vit-on plus heureux dans les pays où les syndicats sont libres pluralistes et non-influencés par le pouvoir ou dans les pays sans syndicats ou ayant un syndicat unique, généralement lié au parti unique au pouvoir ?

    Telle est la seule question qui vaille à mon sens !

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